Répondant à la demande du Ministère de la Cohésion des Territoires,
Choisir Savoie, laboratoire d’idées travaillant sur les grands enjeux du territoire des Savoie, propose une contribution collective à la mission gouvernementale sur les espaces de coworking en milieu rural.
Un groupe d’une douzaine de personnes dont cinq personnes responsables d’espaces de travail collaboratif ont participé à ce travail : 

Annie Carpe, Directrice de Le Mug-Coworking à Chambéry et Coordinatrice de Le Mug Coworking à Aix les Bains
Marie Gamelon, Co-fondatrice de La Kafetièr à St Jean de Maurienne
Marion Majou, Fondatrice Animatrice d'Entrelac à Annemasse
Cathy Neyrink, Fondatrice Animatrice de Le Pêle Coworking à La Clusaz
Monique Pariat, Dirigeante SAS Le Melting Spot à Thonon les Bains

Cristel Alzay, Directrice de Un lienCtout
François Bordelier, DGA de la CCI de Haute Savoie
Dominique Choisel, Directeur de Docosen
Serge Meunier, Docosen
Serge Neuman, Docosen
Melissa Perez, Directrice de Senseinthecity
René Nantua, Choisir Savoie Animateur du GT Transition Numérique

Constat partagé 
La croissance rapide des tiers lieux et notamment des espaces de coworking sur le territoire national nécessite une action d’analyse du phénomène afin d’en apprécier en particulier les apports, les risques et les opportunités. La mission en cours est perçue comme survenant au bon moment pour contribuer à construire un futur durable à cette vague de créations. 
La société évolue vers des formes de travail nouvelles répondant en particulier aux aspirations des nouvelles générations aussi bien en matière d’entrepreneuriat que de salariat. 
S’ajoutent à ces évolutions des besoins de rencontres, d’échanges, de partage, de réseautage, de familiarisation avec les technologies et applications numériques, de faire vivre une économie de l’inattendu et de la relation. 
C’est tout un écosystème informel et évolutif qui se crée au gré des usagers habituels et occasionnels, grâce à l’animation du lieu, fonction essentielle, bien au-delà des aspects matériels certes importants mais non suffisants pour générer cette ambiance à la fois conviviale, créative et entrepreneuriale propre à ces lieux, sans occulter le rôle social de l’animateur(trice), au contact direct des usagers. 
En s’affranchissant, tant que faire se peut, des contraintes de l’entreprise traditionnelle, ces lieux offrent à celles-ci l’opportunité de plonger momentanément ou plus durablement des talents dans une culture différente, régénératrice et vivifiante, dans un environnement créatif bienfaisant. Pour cela, reste à convaincre les dirigeants et les manageurs de l’intérêt qu’ils auraient à passer du contrôle à la confiance, vaste évolution bien trop faiblement engagée qui pourtant est l’une des clés au développement massif des espaces de coworking. 
Le déploiement du télétravail, marginal aujourd’hui, est conditionné à la même évolution managériale. Aux côtés des travailleurs indépendants, des startupers, et autres usagers types de ces lieux, les salariés pratiquant le télétravail, en nombre important, pourraient constituer le socle d’un modèle économique plus robuste. Comment inciter les entreprises d’un territoire urbain ou périurbain à s’engager à promouvoir le télétravail au sein de leur personnel ? Comment les inciter à privilégier le télétravail dans un lieu dédié plutôt qu’au domicile du collaborateur ? 
Ces lieux peuvent également devenir, à l’heure de la dématérialisation des formalités administratives et fiscales, centre de sensibilisation voire de formation de publics à ces nouvelles pratiques, contribuant ainsi à réduire la fracture numérique. 
Ils sont aussi des lieux de diffusion de connaissances et de sensibilisation aux grands enjeux de société via des cycles de conférences ou des débats ouverts à tous. 
Pour certains territoires ruraux en décroissance démographique, l’implantation d’un tiers lieu est un facteur de revitalisation de par sa contribution au maintien de services publics (école, poste…) et de petits commerces de proximité. Exemple du Pêle Coworking au cœur de la station de La Clusaz en Haute Savoie en passe d’intégrer une agence postale pour remplacer La Poste sur le départ. 
La qualité et la vitalité du lieu reposent moins sur sa modernité architecturale et le confort de son mobilier que sur sa genèse à partir d’un collectif décidé à s’approprier un lieu, le plus souvent existant et inoccupé, parfois de façon éphémère, afin d’y générer des activités socialement innovantes répondant par nature aux objectifs et aux besoins précis du collectif. Exemple de la Kafetièr, implantée dans l’ancien centre de tri postal de St Jean de Maurienne en Savoie. 
Le modèle économique est fragile, dépendant non seulement du statut choisi, mais des partenariats établis avec les collectivités locales en particulier : Nous tenons à votre disposition le budget annuel de l’un des espaces représentés si vous souhaitez explorer le sujet plus en détail.


Choisir Savoie vous invite à lire l’intégralité du compte-rendu :
 
Contribution collective à la mission gouvernementale sur les espaces de coworking en milieu rural