de BOIGNE, LE BORGNE, Benoît

Ceux qui ont fait les Savoie.
 

Benoît LEBORGNE ou LE BORGNE,
est plus connu sous le nom de Benoît de BOIGNE, Comte de BOIGNE et aussi Général-Comte de Boigne.

Il est né à Chambéry le 24 mars 1751 et il y est mort, le 21 juin 1830.

Benoit le Borgne s’engage à I7 ans dans un régiment irlandais au service du Roi de France, il est rapidement promu capitaine. En 1771, son régiment est envoyé à île de France qui est l’actuelle île Maurice. Son régiment est dissout en 1773. Benoit le Borgne s'engage dans l'armée russe où est fait prisonnier par les Turcs en 1774 sur l'île de Ténédos en Grèce. L’ambassadeur d’Angleterre intervient pour le faire libérer, et à la fin de la guerre russo-turque il est licencié. 

Il part en vue de rejoindre les Indes.
Il est d'abord professeur d'escrime puis il s'engage dans l'armée de l'East India Compagny. il quitte l'armée en 1782. Il remonte vers le nord pour rejoindre le Turkestan. En 1783, il rencontre le lyonnais, Claude Martin et un savoyard, Drugeon. Il apprend la langue persane et l’hindi. Son mon étant difficilement prononçable en anglais, il le change en De Boigne, Puis, il rejoint Delhi où il parvient à entrer au service du radjah Sindhia, le chef des Mahrattes. Il y équipe et arme 1 700 hommes et il y implante une culture de la guerre à l’européenne. Il devient général et chef de l’armée du rajah, à la tête de laquelle il remporte plusieurs victoires sur les troupes afghanes.  
Nommé Gouverneur des provinces qu’il a conquises, il se révèle bon administrateur et il connaît alors la période la plus fastueuse de son existence. Après la mort du radjah Sindhia en 1794, de Boigne demeure encore deux ans en Inde.

Marié à une indoue nommée Nour, qui était la fille d’un colonel de la garde du Grand Moghol et qui s’exprimait parfaitement en anglais. Il a, avec elle un fils, Charles-Alexandre, né en 1792. Il la répudiera par la suite.

En novembre 1796, il quitte l’Inde pour s’installer, en Angleterre où il débarque en mai 1797. Il y vit en attendant que le calme soit revenu en France. Pendant cette période, il épouse Adèle d’Osmont, fille d’un diplomate français émigré et de mère irlandaise. La mariée n’a que 17 ans, alors qu’il approche de la cinquantaine. Ils n’eurent pas d’enfant. En 1802, le Général de Boigne, rentre en France et s’installe à Paris où Adèle restera. Même si elle organise des fêtes spomtueuses dans leur château de Chambéry.

En 1807, il s’installe à Chambéry dans le château de Buisson-Rond et devient membre du Conseil de ville de Chambéry en 1816.

Louis XVIII le fait Maréchal de camp le 20 octobre 1814 et Chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis, le 6 décembre de la même année. Le Roi lui octroie également la Légion d’honneur le 27 février 1815. Pendant cette période Chambéry est française ainsi qu’Annecy. Alors que la Maison de Savoie récupère ses territoires, le 7 juin 1816, le Roi de Sardaigne, Victor Emmanuel Ier, lui confère le titre de comte et le grade de Lieutenant Général le 7 juin 1816. Puis, le Roi de Sardaigne, Charles Félix le fait grand-croix de l'ordre des Saints-Maurice-et-Lazare. N’ayant pas eu d’enfant de son second mariage avec Adèle d'Osmond, il prend la décision de faire légitimer et naturaliser son fils Charles-Alexandre issu de son premier mariage.

À partir de 1817, il lègue une grande partie de sa fortune pour des œuvres charitables et des projets d'embellissement de la ville, dont la construction d'asiles pour les vieillards, les indigents, les aliénés, la construction du théâtre et le percement de la rue à arcades qui porte toujours son nom. La Ville de Chambéry lui a rendu hommage en 1838 en faisant réaliser la fontaine des Éléphants

Le 21 juin 1830, Benoît de Boigne s'éteint à Chambéry. Il est inhumé dans l'église Saint-Pierre de Lémenc.

Son fils, Charles-Alexandre, fut fait baron en 1826.
 

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