de SALES, Saint François

Ceux qui ont fait les Savoie
 

François de SALES 
est né le 21 août 1567 au château de Sales, sur la commune actuelle de Thorens Glières. Il reçut à sa naissance le nom de Sales, du lieu de sa naissance.

Il a été baptisé le 28 août en l’église paroissiale de Thorens Glières, où il sera sacré évêque le 14 décembre 1602.

Il appartenait à la noblesse savoyarde. Et il était l’aîné de neuf frères et sœurs. Son premier précepteur fut le chapelain du château, Jean Déage, qui resta auprès de lui jusqu’à la mort de celui-ci en 1610. Ensuite, il fut élève au collège de La Roche à partir de 1574, puis à celui d’Annecy en 1576, et il termina en 1582 ses études à Paris, chez les jésuites du Collège de Clermont. Après qu’il eut achevé sa philosophie, son père l’envoya, en 1588, à Padoue où il étudia le droit et où il commença des études de théologie.

À son retour en Savoie, au printemps 1592, il obtint de son père l’autorisation d’entrer dans les ordres. Il est alors nommé prévôt de l’église Saint-Pierre de Genève et il reçoit la prêtrise le 18 décembre 1593. Monseigneur Claude de Granier, évêque de Genève résidant à Annecy, et oncle de François de Sales lui confia pour mission de convertir des protestants dans la région de Chablais.

Afin de pouvoir se faire entendre des protestants, il fit imprimer ses sermons sur des feuilles volantes qu'il placarda dans la ville pour informer la population, ce qui à l'époque était une innovation majeure dans le domaine de la communication. Une partie de ses sermons seront publiés sous le titre Les Controverses.

En 1598, Monseigneur Claude de Granier envoya François de Sales auprès du pape Clément VIII afin de lui présenter des requêtes et postuler les bulles de coadjuteur. Le Pape le confirma comme évêque de Nicopolis et coadjuteur de l'évêque de Genève le 15 mars 1599. En 1600, le duc Charles-Emmanuel Ier de Savoie entre en conflit avec le roi de France Henri IV. Lors de sa visite en 1600, Henri IV se rendit à Annecy, (ville alliée du roi de France et siège de l'évêché du Chablais) et rencontra l'évêque Claude de Granier ainsi que François de Sales.

En 1602, Monseigneur Claude de Granier envoya François de Sales en mission diplomatique à Paris, auprès du roi Henri IV, afin d'obtenir de lui que les biens confisqués lors de la guerre de Savoie soient rendus au clergé. C’est au cours de son voyage de retour, en septembre 1602, qu’il apprit la mort de Claude de Granier.

Dès lors, il fut sacré à son tour évêque de Genève, le 8 décembre, dans l’église où il avait été baptisé, à Thorens Glières. Il se consacra entièrement à sa charge pastorale.

Son zèle et son dévouement feront l’admiration de tous et on le considéra bientôt comme le modèle de la sainteté épiscopale. Au cours d’un carême prêché à Dijon en 1604, il fit la connaissance d’une jeune veuve, sœur de l’évêque du lieu, Jeanne de Chantal. Il ne tarda pas à reconnaître en elle une âme exceptionnelle, c’est ainsi qu’elle devint sa fille spirituelle d’élection.

C’est grâce à Mme de Chantal qu’il put réaliser, en juin 1610, l’un de ses vœux les plus ardents en fondant, à Annecy, la Visitation dont elle fut la première supérieure : cet ordre féminin contemplatif est conçu pour accueillir même les personnes âgées ou de santé fragile auxquelles les autres ordres sont interdits.

Charles-Emmanuel, duc de Savoie, l’obligea à assumer diverses missions diplomatiques. Sentant sa santé décliner, il prit, en 1620, comme coadjuteur, son frère Jean-François qu’il forma pour être son successeur. Au retour d’un voyage à Avignon avec le duc de Savoie, il mourut à la Visitation de Lyon, le 28 décembre 1622.Béatifié en 1662 et canonisé en 1665, Saint François de Sales fut déclaré docteur de l’Église en 1877. 

L'académie Florimontane
François de Sales et Antoine Favre étaient très liés par des goûts communs. Ils considéraient la science comme la véritable source du bien. Ils pensaient que l'homme qui étudie et apprend à connaître avec humilité la nature de ce qui les entoure élève son âme et son esprit. 
François de Sales et Antoine Favre réunissaient souvent de jeunes esprits et lorsqu'ils eurent intéressés un certain nombre d'hommes éclairés et instruits, ils conçurent l'idée de former à Annecy une association semblables à celles qui existaient en Italie. Leur académie s'appela Florimontane et son emblème est un oranger chargé de fleurs et de fruits, avec la devise : Flores fructusque perennes (fleurs et fruits éternels). L'illustre magistrat et le spirituel prélat venaient de créer la première académie de ce côté-ci des Alpes. 

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