FRIEDRICHS, Georges

Les entrepreneurs qui ont fait les Savoie
    Georges Friedrichs
est né à Omsk en 1908. Son père était russe et sa mère française. Il a fait ses études en Allemagne. En 1927, il rejoint Paris. Passionné de sciences, il conçoit ses premiers postes radio. Son savoir-faire lui permet d’entrer chez Grillet à Annecy. À 22 ans il est nommé directeur adjoint. Les nouveaux appareils qu’il lance, connaissent un rapide succès. Mais Grillet rencontre des difficultés. Il part et il prend un poste de représentant sur les deux Savoie à la manufacture parisienne des postes de radio « Hermès ». Il remarque que les commerçants stockent dans leurs magasins beaucoup de postes déficients. De ce fait, il met au point un lampemètre portatif afin de faire les réparations sur place. Son employeur n’accepte pas ses libertés et le contraint à démissionner. En 1936, il se met à son compte sous la marque Cartex. Sa femme le seconde. Très vite, ils s’installent dans de nouveaux locaux à Annecy. Durant la guerre, il accueille et protège des techniciens juifs qui travaillent dans l’électronique. Il équipe également en matériel de transmission les Forces Française de l’Intérieur. Ses appareils (lampemètre, contrôleur universel et générateur de fréquence) sont de grandes qualités et ils sont aussi très innovants. Sa société change de nom, elle devient Metrix. En 1948, il construit une nouvelle usine à Seynod et il gère ses 35 agences et succursales. Il parle couramment sept langues, il est implanté partout dans le monde. En 1961, il emploie plus de 400 personnes. L’américain ITT, en 1963, lui fait une proposition de rachat qu’il accepte en 1964. Et pendant plus de vingt ans l’entreprise continue son développement. En 1980, elle compte plus de 1 000 collaborateurs. La conjoncture et la concurrence internationales marquent le déclin de la société. ITT la met en vente en 1994. Michel Auzan la rachète. Il l’installe à Annecy le Vieux. Mais le dépôt de bilan a lieu en 1997. Le groupe Chauvin-Arnoux la rachète. La conjoncture, toujours difficile, le contraint à regrouper la fabrication en Normandie. Il reste à Annecy des ingénieurs et quelques techniciens.